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18 December 2019

Revue de l'année 2019 : Rock / loud

2019, c'était tellement plus que le reste - comme d'habitude. Ici, le meilleur du meilleur tout le temps de l'année, selon nos émissions rock / loud : Les Criquets crinqués, Nous sommes les rockersLe cours de mathPorte de garage et Café noir

 

Jean-François Rioux / Les Criquets crinqués

1 Purple MountainsPurple Mountains (Drag City) : Avant le décès de David Berman je considérait déjà cet album comme un chef-d'oeuvre, sans doute car je m'ennuyais énormément de Silver Jews. Maintenant, ce disque devient un peu plus touchant après son décès. Comme un appel à l'aide qu'on n'a pas saisit à temps.
 

2 Rick White, Eiyn Sof ‎– The Opening (Blue Fog) : J'ai toujours admiré Rick White (Eric's Trip/Elevator To Hell). La surprise de son nouvel album à été aussi plaisante que ma première écoute. Un rock psychédélique minimaliste. 
 

3 Hand Habitsplaceholder (Saddle Creek) : J'ai définitivement un kick sur cette douce voix, bercante comme si on ferait l'amour sur la plage. 
 

4 Big ThiefU.F.O.F. (4AD) : Un des albums les plus surprenant de l'année, surtout qu'ils nous ont offert 2 grands disque en 2019! Un mélange de charme, de folie et d'indie rock bien ficelé. 

 

5 Better Oblivion Community Center - Better Oblivion Community Center (Dead Oceans) : Quand deux grands talent se rencontrent! Un mélange de douceur, de mélancolie et de lumière. De grandes mélodies en toute simplicité.


Romanne Blouin / Nous sommes les rockers 

1. Sheer Mag - A Distant Call (Wilsuns Recording Co.) : Avec A Distant Call, Sheer Mag a réussi à faire la parfaite synthèse du rock 70s, en éliminant tout le mauvais pour ne garder que la crème: des riffs (très) musclés, des solos à tout casser et des envolées tantôt power pop tantôt soft rock qui nous donnent envie de l'écouter et encore. 


2. The Whiffs - Another Whiff (DIG!) : Les champions de la 'midwestern power pop' sont de retour avec un deuxième album qui plaira autant aux fans de Nick Lowe qu'aux adeptes du catalogue de Titan Records. 


3. The Cowboys - The Bottom of a Rotten Flower (Feel It) : Un excellent album garage rock qui rappelle les Kinks de la fin des 60s. Le tout, sublimé par la voix de crooner punk du chanteur Keith Harman. 


4. Velveteen Rabbit - Velveteen Rabbit (Hozac) : La combinaison parfaite entre la classe de Brett Smiley, l'audace de Marc Bolan et la sensibilité pop de Prince! 


5. Pale Lips - After Dark (Alien Snatch/God's Candy/Spaghetty Town) : Tout porte à croire que Joey Ramone aurait pu tomber sous le charme de ce deuxième album plus mature et élaboré dont les pièces mélangent brillamment punk et bubblegum pop, avec un p'tit côté sixties girl group bien dosé. 


Eloi Mayano-Vinet + Alexandre Duhamel-Gingras / Le cours de math

American Football - LP3 : Le groupe le plus souvent cité dans le monde du math revient avec possiblement le meilleur album de leur carrière. Un beau mélange de emo et de post-rock qui prouve que la complexité à moyen d'être planante.


Chon - Chon : Un album tellement plaisant à écouter grâce aux deux guitares clean qui se relancent sans arrêt et le snare super dry qu'ils ont dû voler à Limp Bizkit. Premier album du band qui nous accroche et qu'on réécoute en boucle (peu importe ce que ça veut dire)
 

LITE - Multiple : Après un Cubic qui décevait en 2016, LITE sont de retour en grande forme avec une section rythmique toujours aussi implacable et des symphonies jazz-math à couper au couteau. Un retour qui donne espoir!


Olympians - Lake Mannion : Après une série de EP et 2 albums complets auxquels il semblait toujours manquer un peu de magie, Olympians ont finalement trouvé leur niche. Côté brut du midwestern emo avec une sauce mathématique subtile, les gaillards peuvent se targuer d’avoir offert avec la pièce We’re Going to Need a Bigger Bin l’une des meilleures chansons et l’un des meilleurs titres de chanson de 2019.


The Yacht Club - The Last Words That You Said To Me Have Kept Me Here And Safe : 6 ans après ses débuts, le projet mené de main de maître par Marcus Gooda accouche de son premier album complet, et quel album! Se distançant de l’aura d’American Football qui planait sur les premières sorties du groupe sans se distancier non plus de ses influences. Voilà un album qui manie l’hybridité math rock et emo à la perfection, alors que l’ajout d’un chanteur vient ajouter de la profondeur aux paroles cathartiques puisées dans les drames personnels de Gooda. 


Simon Doucet-Carrière + Michaël Poisson-Chaîné - Porte de garage

1 : Oh SeesFace Stabber : Après l’excellent Smote Reverser, sorti en 2018, John Dwyer et sa bande récidivent avec le plus prog que jamais Face Stabber. L’excellent album de 80 minutes suit la ligne directrice des derniers albums, en incorporant des éléments encore plus jazz et encore plus krautrock. Du bonbon.


2 : Lake Saint-John Power & Paper cie. - L’Odyssée des bâtisseurs : Un coup de coeur de Porte de Garage. Un gros album stoner francophone, bien saturé, ne tombant jamais dans la facilité et les clichés du genre. Une réussite du groupe jeannois, qui nous transporte à une époque ou Gros Méné était sur le mush. Un des seuls albums dont on a diffusé toutes les pièces.


3 : Possum - Space Grade Assembly : Les Torontois de Possum nous offrent des envolées krautrock, psychédéliques, remplies de complexité, qui n’ont rien à envier aux plus gros noms de la scène australienne. L’album alterne facilement entre des morceaux plus techniques et un rock décomplexé. 


4 : King Gizzard and the Lizard Wizard - Fishing for Fishies : Les chouchous du rock psychédélique nous offrent 2 albums en 2019, et malgré son côté plus acoustique et docile, nous avons adoré Fishing For Fishies. La formation nous démontre encore une fois sa polyvalence, en suivant cet album avec Infest the Rat's Nest, hommage au trash métal classique des années 80-90.


5 : SONS - Family dinner : Premier album de la formation belge, qui nous offre une noise-rock bien fuzzée. SONS allie avec brio son côté pop mélodique et son amour des riffs viscéraux. On a hâte d’entendre la suite.


Émile Savard + Kevin Shahin-Ménard / Café noir

5. Aoratos - Gods Without Names : La dernière potion magique de Naas Alcameth (Nightringer, Bestia Arcana), Gods Without Names sait transmettre l'essence du USBM tout en incorporant, comme toujours, des éléments uniques qui font de cet album une oeuvre à part entière. Voir aussi Akhlys, Immanifest, Nightbringer.


4. Oppression - Le Coeur Plein de Rage : Hybride Black/Punk bien d'ici, Oppression sait rester trve à ses racines : la forme est simple, les riffs aggressifs et la production maison. Leur plus grande force : vivre dans l'underground. Voir aussi Warthog, Cape of Bats, Devil Master.


3. Devil Master - Satan Spits on Children of Light : Tout est dans le nom. Le sommet commercial du Black/Punk, pour le meilleur et pour le pire. Voir aussi Cape of Bats, Oppression, Ritual Knife.


2. Darkthrone - Old Star - Juste assez trve pour les vieux de la vieille, juste assez bien produit pour les élitistes. Belle parution d'un groupe emblématique. Voir aussi Darkthrone, Darkthrone, Darkthrone. 
 

1. Gaahls Wyrd - GastiR - Ghosts Invited : De loin le projet le plus ambitieux de la part de Gaahl (Gorgoroth, God Seed), Ghosts Invited nous transporte dans l'intimité sombre et twistée du chanteur de manière riche et organique. À écouter sans modération. Voir aussi God Seed, Enslaved, Gorgoroth.