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2 novembre 2015

Milanku : leur quatrième album De fragments en écoute exclusive

De fragments, le quatrième album complet du quatuor post-hardcore Milanku : ton CISM t’en offre l’écoute intégrale en exclusivité grâce à son nouveau site de course. Le voilà qui est sensationnel. Pour en bonifier l’écoute et mieux comprendre, nous avons posé les bonnes questions.

CISM : Allo Milanku on va commencer par le début ok. Vous avez formé le groupe en 2006, fait paraître 3 albums (dont le dernier, Pris à la gorge, a été nommé comme album metal de l’année au GAMIQ en 2013 – wouhou!) pis là vous vous apprêtez à lancer votre quatrième, De fragments. Mettons que vous aviez à marquer d’un adjectif et d’une évolution chacun de vos albums (indice : vous avez) :
MILANKU :  On prend en rondeur (vous avez… pris en rondeur).

CISM : Pris à la gorge vous a mené jusqu’au Japon (wouhou!). Avec qui/quels genres de groupes vous avez partagé la scène là-bas? Comment s’y porte la scène post-hardcore?
MILANKU : Exclusivement des groupes japonais.  On tournait principalement avec nos amis Archaique Smile, mais il y avait aussi souvent des bands comme None but air (at the vanishing point), Nonrem, Alt of the Society et plusieurs autres qui jouaient avec nous. La scène musicale est à mon avis très sombre et, dans la plupart des cas, il en ressort une musique très profonde. Il y a beaucoup de screamo, mais aussi des bands ultra-créatifs qui incorporent montage vidéo, musique et atmosphère et qui ne donnent pas dans le screamo. Même les bands plus screamo incluaient aussi des arrangements atmosphériques dans bien des cas. C’est souvent très travaillé comme approche.

CISM : Quand vous tapez « hardcore » sur un clavier, skippez-vous souvent le « d », vous autres? Moi oui.
MILANKU :  C’est vrai, des fois on se pogne à cause de ça.  On est tanné. 

CISM : Ce que je retiens de votre communiqué, c’est que c’est plus up tempo. Comment vous vivez ça?
MILANKU : C’est drôle à dire, mais les tounes sont plus courtes… Il y a donc le même nombre de coup de bass drum qu’avant.  Par contre, comme c’est parfois un peu plus vite, Guillaume (drummer) est obligé de se taper sur les genoux en même temps qu’il joue… Mais bon, il se chante des tounes de Kevin Parent pour se stimuler. De notre côté, on est tanné d’avoir ces tounes-là dans tête, surtout celle qui dit que ses jeans sentent la Sambuca.

CISM : Vous avez enregistré ça dans un studio de champions, le Wild à Saint-Zénon avec l’éminent Pierre Rémillard. Comment ça s’est passé là-bas, reclus? Et quel impact ça a eu sur l’album?
MILANKU : Peut-être un peu. On n’est pas sorti ben ben… Mais c’était ça l’objectif. Environ 2 fois par année, on va au chalet pour créer et passer du temps ensemble, reclus. C’est exactement cet esprit-là qu’on cherchait en travaillant avec Pierre. Le spirit là-bas est malade. Avec Pierre, ça a tout de suite cliqué et on a eu du gros fun. Le room pour jouer est immense et tu te dis que t’as juste le goût d’appeler ton boss pour lui faire croire qu’il y a une tempête à Saint-Zénon et qu’on est pogné là. On s’est laissé aller totalement pour taper live, ça va aussi loin que ne même plus savoir (ou presque) quelles tracks sont tapées ou non. Ça a rendu le retour au travail et à la vie normale très difficiles. On était rendus mésadaptés pi on avait juste nos tounes dans tête. C’est pas mal ça, l’impact.

CISM : L’insoutenable légèreté de l’être much? Mis à part le nom du groupe, qu’est-ce que vous retirez de l’œuvre de Milan Kundera (pas seulement de ce roman-là, s’entend)?
MILANKU : C’est surtout une inspiration générale qui ramène à l’idée de rester vrai dans ce qu’on fait. Ne pas se prendre trop au sérieux à travers cette aventure permet de rester près de notre créativité, en tant qu’êtres humains et êtres vivants. C’est une réflexion sur le monde, la futilité et la beauté qui se traduisent par la musique, à notre façon.

CISM : De fragments paraît sous 7 labels répartis sur à peu près autant de territoires. C’est quoi les avantages de cette approche-là? Il y a des inconvénients?
MILANKU : On n’y voit aucun inconvénient, au contraire. On ne fait pas de la musique pour faire de l’argent, mais bien par passion.  On est vraiment content, reconnaissant et chanceux d’avoir des labels en Allemagne, en Russie, au Japon, aux Etats-Unis et ici pour distribuer notre musique, la faire connaitre et aussi nous aider à financer les albums et leur distribution. On est totalement maîtres de notre musique et de ce qu’on sort. Par contre, il reste qu’avoir un plus gros budget  serait aussi très apprécié pour produire un peu plus de stock…

CISM : Avez-vous un sujet de prédilection? Si oui, c’est quoi – sinon, pourquoi pas, t’sais.
MILANKU : Sur cet album, on voulait rester près de la vie de tous les jours, la vie normale de chacun d’entre nous. On voulait que ça génère des images. Des images sur les souvenirs qui nous habitent, le quotidien, les mensonges qu’on se raconte en se disant que tout va bien, ou les souvenirs que l’on déforme pour se dire que tout a bien été finalement…

 CISM : Vous lancez l’album le 6 novembre à Montréal dans le cadre du Coup de cœur francophone et le 7 novembre à Québec. Trouvez un GIF qui représente comment ça va se passer pendant ces soirées-là.
 
MILANKU :
 

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