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8 avril 2016

Les Indiens : leur deuxième album Shaman UFO en écoute exclusive

Shaman UFO, le deuxième album complet du quatuor stoner Les Indiens : ton CISM t’en offre l’écoute intégrale en exclusivité. Le voilà qui est sensationnel. Pour en bonifier l’écoute et mieux comprendre, nous avons posé les bonnes questions.

CISM : Allo Les Indiens on va commencer par le début ok. Vous avez formé le groupe en 2011, fait paraître votre premier EP Ed sur une puck de hockey en 2012, lancé votre premier record Crâne un an plus tard pis là ça a pris 3 ans avant que vous rappliquiez avec Shaman UFO. D’à cause?
LES INDIENS : Initialement, on planifiait le sortir en 2015. On est entré en studio enregistrer la pré-prod au printemps 2014 et on a enregistré quatre pièces.  Il y en a une qui est ressortie du lot, Sans Mort. Elle était plus pesante que les autres, plus lente et plus longue. On a commencé à la jouer sur scène. Le monde trippait. On a jeté le reste de la pré-prod et on est reparti à zéro plus un, disons. Le concept de l’album est venu pas mal à ce moment également, le fameux Shaman-UFO.  Donc le temps de composer quatre nouvelles tounes de 8 minutes, les enregistrer, trouver une maison disque et imprimer les disques, nous voilà rendus au printemps 2016.

CISM : Pis pour les celles et ceuzes qui auraient pas eu le mémo la première fois pis qui se posent un peu des questions sur l’origine du nom, êtes-vous game de réexpliquer ça?
LES INDIENS : Le nom est à l’origine du band et non l’inverse. L’objectif était assez simple : métisser le stoner rock et la musique amérindienne. Lorsqu’on écoute des chants de guerre amérindiens (merci YouTube), il y a principalement des percussions et des chants. De la mélodie dans les chants, on peut facilement extraire quelques notes qui sonnent vraiment heavy. Suffit de mettre ça en boucle et tu te ramasses avec un riff du tonnerre. Faut faire attention, il y a souvent de la flûte MIDI ajoutée sur ces vidéos. C’est distrayant à l’occasion... Les percussions sont tant qu’à elles très répétitives. Donc on y trouve une excellente base pour faire du stoner. Le nom Les Indiens était une manière d’intituler ce processus de création.  En partant du nom et de la démarche créative, les musiciens ont été assez faciles à rassembler et le groupe est né. 

CISM : Shaman UFO, ça raconte l’histoire de Shaman UFO – c’est d’adon! Ça ratisse large, mais mettons que vous résumez :
LES INDIENS : Pascal est arrivé avec ça pendant une répète : Shaman UFO. On a trouvé que c’était un titre qui flashait incroyablement. Après, on a commencé à creuser un peu afin d’ajouter de la viande autour de l’os. Le shaman est un intermédiaire entre les esprits, les animaux et l’humain.  Coller ce concept à celui de visiteur de l’espace nous a semblé assez porteur. Ensuite, il y a tout ce qui touche la colonisation de l’Amérique qui peut se mettre en parallèle avec la colonisation de l’espace.  Guillaume et moi , on a commencé à écrire des textes qui mettaient en scène de près ou de loin ce personnage. On a vraiment eu du plaisir à écrire.  Crâne parlait beaucoup de la mort. Un moment donné, on fait le tour. L’espace par exemple, c’est infini.

CISM : Une affaire que le communiqué mentionne pas, c’est que votre chanteur a cartonné à Un souper presque parfait y a une couple de semaines.
LES INDIENS : Qu’est-ce que tu veux, un moment donné faut que ça se paye un album… On a inscrit Pascal à Fort Boyard, Alex au Banquier et moi je me pratique pas mal pour Québec Quille. On espère que la SOCAN va nous sortir de cet enfer un de ces quatres.

CISM : Pour votre premier album, vous vous êtes donnés une capitaine de go en enregistrant ça au Breakglass Studios de Montréal avec Jace Lasek. Pour le disque idoine, vous avez privilégié votre patelin de Québec, QC, travaillé avec Guillaume Chiasson de Ponctuation sur une Tascam à rubans pis tant qu’à moi ça sonne tabarnaquement plus.
LES INDIENS : Je pense qu’honnêtement les tounes étaient meilleures et qu’on était plus prêts à rentrer en studio. On a travaillé beaucoup nos tones aussi. On a changé nos amplis et les guitares sont tunées Drop D sur toutes les pièces. Ça paraît dans l’enregistrement. On laisse ainsi plus de place aux keys et au drum. On est allé placer les guitares dans le low end. À partir de là, Guillaume (Chiasson) a vraiment bien travaillé. On voulait un son plus heavy et il est allé le chercher. C’était vraiment un plaisir de travailler avec lui. C’est un ami de longue date qui a vu Les Indiens évoluer avec le temps. Il savait où on était rendus et qu’est-ce qu’il pouvait tirer de bon de nous. Le travail qu’on a fait avec Jace reste pour nous un point tournant. On a beaucoup maturé en studio avec lui comme musiciens et ça s’est aussi transposé dans le travail qu’on a fait Guillaume. J’ai confiance qu’il nous réserve encore de belle surprise avec sa Tascam.

CISM : Votre album traite de l’espace. C’est cool. L’infini, toute. J’ai une ex qui se trouvait ben deep pis cosmogonique quand elle disait « La question à laquelle j’ai jamais trouvé de réponse c’est : "Pourquoi?" ». Fait que, Les Indiens, pourquoi? Pis répondez pas juste « Parce que », c’est pas un cours de philo au CÉGEP, crisse.
LES INDIENS : T’es resté ben longtemps avec cette fille-là?

CISM : Qu’est-ce qui vous inspire le plus dans l’espace : Chris Hatfield, l’absence d’oxygène ou The Martian?
LES INDIENS : À toute les fois que je perds mon souffle, je me remémore Diane Dufresne et la pièce Oxygène.

CISM : Vous avez une toune qui s’appelle Sans-mort. Considérant la polémique autour de Nicola Ciccone qui dit que Rythme FM passe pas sa toune parce que y a le mot « mort » dedans, ressentez-vous une certaine fraternité avec le célèbre auteur de Trip de bouffe?
LES INDIENS : La seule différence entre nous et Ciccone c’est qu’on ne sortira pas d’album en anglais lorsqu’on va avoir de la misère à payer notre local.

CISM : C’était quoi votre première adresse e-mail?
LES INDIENS :  Ah c’est chien... J’étais un fan de vieux Pink Floyd assez holé holé qui s’assumait avec un lucifersam69@_______.com.  Je ne connais pas celle des autres. C’est un sujet assez tabou dans notre groupe.

CISM : Vous lancez l’album le 12 avril à Montréal à L’Esco (early show) et le 13 avril à Québec dans le cadre des Nuits psychédéliques. Trouvez un GIF qui représente comment ça va se passer pendant ces soirées-là.
LES INDIENS :

L'écoute est terminée