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12 novembre 2015

Karneef : son deuxième album Musique impossible en écoute intégrale

Musique Impossible, le deuxième album de Karneef : ton CISM t’en offre l’écoute intégrale grâce à son site de course. Le voilà qui est sensationnel. Pour en bonifier l’écoute et mieux comprendre, nous avons posé les bonnes questions.

CISM : Allo Karneef on va commencer par le début ok. Ton premier « vrai » disque, Love Between Us, est paru en 2013, et c'était une ambitieuse affaire de prog-plastic soul  Ton deuxième album, Musique impossible, est un immense et gratifiant opus qui pousse davantage l'enveloppe en croisant soul-pop, prog-funk et jazz, « Sort-of like Zappa’s Synclavier album Jazz from Hell, but less rigid », selon tes dires. C’était un travail conscient pour t’éloigner de Love Between Us, ou plus simplement une pulsion d’aller voir ailleurs?
KARNEEF : J'ai étudié l'électroacoustique pendant 5 ans comme compositeur, dans l'intention de faire de la dance. Et j'en fais, depuis un petit bout de temps. Après les études, j'ai fait de la réalisation pour quelques personnes, j'ai réalisé que le peu de théorie musicale que j'avais apprise s'appliquait au travail de réalisation, ce qui m'a tranquillement mené vers la l'écriture de chansons, même si je ne suis pas encore très bon là-dedans. La plupart de mes chansons ont des formes terribles, peut-être que le refrain, s'il y en a un, n'arrive qu'une seule fois. J'ai besoin d'apprendre à maîtriser la forme davantage. Peut-être qu'il y avait plus de chansons en tant que telles sur Love Between Us.

CISM : Quand as-tu commencé à travailler sur l’album? Pendant combien de temps? Dans quel contexte?
KARNEEF : Oh aha. Bien, en 2014, et maintenant 2015 achève. Il y a des pièces sur lesquelles j'ai travaillé pendant des mois parce que je ne savais pas comment les développer, et ça me fâchait. Cette colère-là a donné une certaine direction aux pièces. Les meilleures chansons ont été terminées en 2 ou 3 jours, cependant. J'ai fait toutes les voix dans le sous-sol de mon père à Ottawa, imagine. J'ai partagé un très petit appartement avec une gentille fille qui est retournée en Australie, ça paraît dans les titres des chansons. On est virés un peu fous, et j'ai à peu près rien fait pendant ce temps-là. Aussi j'ai pris du temps pour réenligner ma vie, l'an dernier. Je faisais trop la fête tout seul. J'aime à faire le party tout seul, ou avec Pascale [Project] et Asael [Robitaille, de Bataille Solaire]. On vit tous dans Parc Ex et on avait un studio ensemble, et je faisais le party là tout seul. Quand du monde se pointait, je leur demandais de quitter. C'était pas un bon moment pour moi. Pas productif. J'étais pas en forme pour pratiquer, mes amis se demandaient pourquoi ils perdaient leur temps avec moi, puis je mettais fin à la pratique rapidement pour retourner « écrire ». J'ai vu le documentaire sur Chris Farley, je peux pas finir comme ce gars-là. J'ai 32 ans maintenant. Maintenant, je suis encore dans ce petit appartement, seul, avec le fantôme de cette gentille fille. Dieu bénisse Parc Ex. 

CISM : Tu dis que l’album a été inspiré d’un rêve récurrent dans lequel tu voles une vieille Ferrari, l’égare et la retrouve presque. Peux-tu élaborer là-dessus?
KARNEEF : Je suis pas certain de ce que ça signifie, j'ai eu un accident en Ferrari quand j'étais jeune, comme passager. Un gros accident. Donc je présume que ça a rapport avec le contrôle, reprendre le contrôle, être toujours en contrôle, etc. J'aime beaucoup conduire, j'adore les voitures sport. 

CISM : C’est quoi ton GIF préféré?
KARNEEF : J'aime les GIFs d'illusions optiques. Pas de préféré, cependant, ça serait bizarre.

CISM : C'est quoi la chanson que tu aurais aimé composer dans toute la vie, Karneef?
KARNEEF : Seven Seas of Rhye de Queen. Je dansais là-dessus dans ma chambre quand j'avais 8, 9 ans. Queen a été mon premier amour, pas de doute.

CISM : Tu as déjà fait écouter Musiq Impossible à quelques musiciens montréalais. Quels sont les commentaires que tu as récoltés?
KARNEEF : Uh tout le monde pense que c'est vraiment weird. La plupart de mes amis qui jouent de la musique n'aiment pas le prog, ou ils pensent que ma musique est mauvaise. Ils sont très importants parce que je dois continuer à avancer malgré leurs calomnies et leurs mauvaises ondes. Ma mère m'a dit que je devrais arrêter la musique! Je blague pas. Mais oui il y a quelques personnes à qui j'ai fait écouter l'album qui ont eu de bons commentaires. Caila de Mozart’s Sister a dit que c'était « a very joyous record ». Nate de Naytronix/Tuneyards m'a écrit une grosse critique, qui m'a aidé à raccourcir l'album de 20 de 18 chansons (hahaha), mais il a aussi dit « I smell a Grammy ». ce qui, bien sûr, est une blague. Peut-être qu'il y en avait un à côté de lui. Les dudes de The Posterz ont dit qu'ils ne pouvaient pas croire que c'était moi qui chantais, que ça sonnait comme Prince. Je sais pas. 

CISM : Pour presque finir, qu’est-ce que tu penses que tout le monde devrait savoir sur Karneef, Karneef?
KARNEEF : Je suis seul. Je vais essayer d'aller en Turquie cet hiver, si quelqu'un veut m'accompagner. 

CISM : Ton lancement c’est le 21 novembre au Poisson Noir. Avec des bands que tu aimes. Tu feras l’album au complet? Ça va être grandiose?
KARNEEF : No way, personne veut écouter deux heures de musique? Je vais jouer autant de pièces que je peuxs apprendre à mon band. Pascale [Project] va être dans le groupe pour ce show, elle va chanter. Et elle sera la MC du party. Et la DJ aussi. Et elle a fait la pochette de l'Album et le design du t-shirt. Il n'y aurait pas de Karneef sans elle. Et il y aura d'autres DJs aussi, comme Airick de Doldrums, mais c'est le même soir que le concert de Grimes donc personne ne viendra.

Allez-y, vous autres : https://www.facebook.com/events/760444180749006/ 

L'écoute est terminée.