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28 April 2015

London Cafe à Focus Wales 2015 : jours 3 et 4

Melanie Lapierre de London Cafe assiste au festival Focus Wales, qui se tient du 22 au 25 avril. Voici le compte-rendu de ses deux dernières journées.

Au lendemain de Focus Wales, nous écrivons ces lignes en plein coeur d'Errdig, un genre de Downton Abbey gallois avec sa grande maison d'époque que nous pouvons visiter ainsi que les jardins immenses et magnifiques en cette journée ensoleillée.

La troisième journée de Focus Wales a commencé en beauté avec un petit détour au Centre for Creative Industries, affilié à l'université locale, ainsi qu'à BBC Wales. Au menu, nous avons eu droit à une leçon de charme des jeunes de The Drive aux sonorités plutôt Libertines et Arctic Monkeys ainsi qu'au folk de The Mexican Walking Fish.

On a continué encore dans la même veine au Wynnstay Arms Hotel où Connah Evans y présentait son tout premier EP Labels tout en mélancolie et en douceur.

Suite à une petite bouffe rapide (ah la frénésie des festivals!), nous restons dans le folk avec le nouveau projet des anciens Shy and The Fight, Campfire Social, et leur sens inné de la mélodie ainsi que Geraint Rhys et ses chansons à saveurs politiques.

Campfire Social

Ensuite, place au rock avec la conférence de Mike Joyce, batteur du groupe mythique The Smiths qui parlait entre autre de sa rencontre avec les autres membres du groupe et de leur processus créatif. S'ensuivit le psychédélisme de CaStLeS (eh oui ca s'épelle comme ça!), la pop savoureuse complètement écrite en gallois de Swnami, suivi de Cut Ribbons dans le cadre du projet de la BBC, Horizons. En fin de soiree, Ritzy, Rhydiann et Matt de The Joy Formidable se sont assurés de mettre le feu au plancher de danse avec un DJ set tout en finesse punk et rock'n'roll. Pour finir cette journée bien remplie, quoi de mieux que d'assister au concert d'Eagulls au Central Station, toujours aussi énigmatiques sur scène!

Swnami

Samedi, la dernière journée du festival, nous commençons notre journee de façon plutot relax avec l'orchestre symphonique à la galerie 3B, pour se reposer les oreilles quoi! Puis, nous avons profité de l'occasion pour voir quelques projets acoustiques, dont l'auteure-compositeure-interprete Sera, une genre de Laura Marling qui chante tant en anglais qu'en gallois. Parlant de belles découvertes, Treicco Beis, originaire de Londres, ont offert une performance de surf-rock impeccable.

Après s'être reposé les tympans, vient le temps de rocker avec Samoans et leur sonorités expérimentalesà la Mogwai et parfois très heavy qui donnait le ton à la soirée du South Bar. La formation Falls continue le bal de façon déjantée, utilisant tout l'espace, grimpant sur les haut-parleurs et interagissant avec le public. La salle s'est malheureusement vidée (dû aux plusieurs shows dans plusieurs salles) pour le blues-rock de Dead Shed Jokers et le punk de Straight Jacket Legends qui, pour l'occasion, ont décidé d'entamer une reprise des Beach Boys, Barbara Ann.

Falls

Ne voulant surtout pas manquer les projets de membres de Super Furry Animals, direction central station pour Pale Blue Dots de Huw Bunford, de l'électronique pure et simple faite sur ordinateur. Puis Baron La Croix ont électrisé la foule avec leurs synthétiseurs et guitares « fuzzy ».

Baron la croix

Un peu avant l'after-party, j'ai eu envie de découvrir ce que les DJs locaux offraient. Le rendez-vous se faisait au Undegun avec entre autres Location Baked et un son trituré, un peu Beta Band-esque suivi du disco de Kiwi Funk qui a invité tout le monde à faire le party.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir le mega line-up pour Zefur Wolves, le projet de Cian Ciaran. Une chance j'ai pu accéder à la scène et profiter du son d'inspiration très californienne et psychédélique sur les bords de la formation.

Zefur wolves

Puis la soirée s'est terminée avec Moja, un duo japonais mixant punk, blues et heavy rock. Tout un party en perspective.

Finalement, le séjour se termine dans la parfaite ville musicale, Liverpool. Lundi soir au Kazimier, rendez-vous avec Portico et leur électronique ambiante dans une petite salle bien intime faisant penser à la Sala Rossa, le Kazimier. Dommage que cette salle ferme ses portes début 2016. La première partie était assurée par le trio Snow Ghost mélangeant plusieurs styles classiques et électroniques difficiles à décrire : un peu de Portishead par-ci par-là, un peu de London Grammar, un peu de Florence and the Machine, bref une belle découverte.

Portico